Salon Sm'Art Aix
16 - 20 mai 2019

JEAN-FRANCOIS SALIERI

Salieri est concepteur lumière et fait partie des défricheurs qui ont inventé et structuré ce métier. Autodidacte, il est également formateur. Depuis 1972, ses années lumières en quelque sorte, il éclaire des spectacles, des monuments, des musées, crée des sculptures lumineuses.

Il vient du spectacle (théâtre, danse, chanson) où il continue à créer des lumières. Ses origines professionnelles le conduisent à n’éclairer que des sujets qui offrent du sens, du contenu. Et toute sa carrière d’éclairagiste, de formateur, de plasticien est essentiellement dédiée à la lumière et à ses jeux. Elle est au cœur de sa démarche et de son existence : “La lumière n’existe que par les sujets qu’elle éclaire”.

Pour lui, le jeu de lumière est-il un jeu ? Ce qui est sûr c'est que Salieri est concepteur lumière, certains le diront éclairagiste. La mise en lumière, qu'elle soit pérenne ou dans un but événementiel est pour lui une passion au service du contenu. L'éclairage scénique, l'éclairage d'exposition et de musée, l'éclairage urbain, l'éclairage scénographique, la création d'œuvre de lumière conjuguent l'art de la lumière par la création lumière. Le concepteur d'éclairage est-il un architecte lumière ? La conception d'éclairage est-elle un métier ou une passion ?

L’ensemble des créations d’éclairage de Salieri est là pour répondre à ces questions.

 

 

 

SALIERI crée des lumières (Danse, Théâtre, Musique, Musée, Architecture…) depuis des années - des années lumière en un sens.

Ambiantes, nappées ou filtrées, nuancées ou crues, rythmées par l’objet plus ou moins spectaculaire dont elles soutenaient et accompagnaient l’existence, elles masquaient peut-être ce qui était leur cœur et leur raison d’être, à la fois les plus secrets et les plus à nu.

SALIERI a obéi simplement à la nécessité de revenir vers ce qui trame l’origine et l’écriture ou la composition de ses lumières - vers la sculpture insigne qui les hante et les spectres qui la traversent. Pour saisir cela, tout sauf l’arrêt ou la contemplation, mais la mise en œuvre d’un battement, d’un nappé, d’ombres et de légers faisceaux qui viennent « coiffer » cette exigence si dépouillée qui préside à la naissance d’une lumière et de sa matière.

 

Daniel DOBBELS

 

Daniel Dobbels ancien critique d’art pour le journal Libération et France culture

Auteur de livres notamment :

  • Les Dali de Dieuzaide, éditions Le Temps qu'il fait, 2005 
  • de Staël, éditions Hazan, 2000
image-placeholder.jpg